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Depuis plusieurs années, le mois de mars a été choisi pour promouvoir la lutte contre le cancer du colon (mars bleu) comme l’est le mois d’octobre pour le cancer du sein (octobre rose).
Le cancer du colon
Le “colon” est le terme anatomique pour le gros intestin.
Ce dernier se termine par le rectum.
Quand on parle de cancer du colon, on parle en fait de cancer colorectal.
Le cancer du colon est très fréquent,
– chez la femme, il est le second cancer le plus fréquent après le sein,
– chez l’homme, le second après le poumon.
On en observe 42 000 nouveaux cas en France chaque année.
Représentant la deuxième cause de décès par cancer en France, ces cancers sont responsables de 17 500 décès par an.
Quels signes doivent alerter ?
A l’âge de 40 ans, plusieurs situations doivent inciter à éliminer l’affection :
– antécédents familiaux : un parent proche au 1er degré (frère, sœur, père, mère, enfant) qui a eu un cancer du côlon mais aussi un parent proche suivi pour des polypes du côlon
– transit devenant irrégulier (diarrhée, constipation, ballonnement)
– douleurs intestinales nouvelles
– apparition de sang dans les selles
– anémie importante d’origine inexpliquée
Devant ces signes, il faut faire pratiquer une coloscopie de contrôle.
La coloscopie
La coloscopie se fait en ambulatoire.
Une préparation intestinale a été faite la veille : il faut boire une quantité importante d’un produit qui nettoie le côlon.
L’anesthésie générale est très légère pendant l’examen.
On introduit par l’anus un appareil contenant des fibres optiques qui donne des images videos de grande qualité.
La coloscopie est le seul examen qui permet de faire une biopsie et donc un diagnostic précis qu’il s’agisse d’un cancer ou de polypes dont on peut pratiquer l’ablation.
| Colon normal |
La coloscopie réduit considérablement le risque de cancer quand elle permet l’ablation de lésions pré-cancéreuses.
La coloscopie est l’examen de surveillance chez ceux qui ont déjà eu des polypes ou un cancer du colon
Elle est reponsable dans de très rares cas de perforations de la paroi colique (0,008%).
Le dépistage des personnes ne présentant aucun signe
Le cancer du côlon peut et doit être dépisté chez les patients sans symptôme et sans facteur de risque dès l’âge de 50 ans.
Une recherche de sang dans les selles est pratiquée (hemoccult, tests immunologiques) et doit, si le test est positif, aboutir à une coloscopie.
Un test négatif impose de continuer le dépistage tous les deux ans.
Ce dépistage est généralisé en France depuis 2008. Son efficacité pour diminuer le nombre de décès liés à ce cancer est démontrée.
-En France, il donne des résultats médiocres puisque le retour des hemoccults est de 30 % en moyenne.
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L’équipe monégasque |
-A Monaco, le retour est de 60 % ce qui est satisfaisant.
Le gouvernement monégasque prend en charge les patients de 50 à 80 ans et leur envoie une lettre de rappel tous les 2 ans.
Cette campagne a commencé en 2007: 30.000 fiches de recueil sont recensées et 130 tests ont été positifs.
Dans le cadre de “mars bleu”, les gastroentérologues français qui participent à cette opération proposent d’en parler au cours d’une journée portes ouvertes, le mardi 24 mars 2015, l’objectif étant de préciser les facteurs de risque et de conseiller sur les méthodes de prévention.
Le traitement
Les chances de guérison d’un cancer du colon dépendent exclusivement du stade d’évolution auquel il est découvert : elles vont de 0 à 100 %.
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Cancer du colon |
Le cancer du côlon peut être traité très efficacement quand on le trouve dans ses premiers stades.
La chirurgie en permet l’exérèse.
Elle est complétée par une chimiothérapie presque systématique depuis quelques années.
Conclusion
La coloscopie et le dépistage réduisent fortement (de 25 à 30%) la mortalité des cancers colorectaux.
Les règles hygiéno-diététiques (tabac, alcool, peu de viandes rouges, sport, etc.) sont un apport important à la réduction de ce fléau des civilisations occidentales.
Que mars 2015 soit, comme chaque année, un message fort pour mettre en lumière ce cancer qui peut et doit se combattre par la prévention.






